lundi 27 janvier 2020

Synthèse de notre rencontre avec le conseiller d'Adrien TAQUET - Mercredi 18 décembre 2019


Une délégation du CEPEnfance de quatre personnes a été reçue le 18 décembre 2019 au Ministère de la Santé et des Solidarités à l’invitation du cabinet d’Adrien Taquet : l’audience faisait suite à la demande du CEPEnfance et de l'Adresse faite au Président de la République remise à Monsieur Taquet lors des 30 ans de la CIDE à l’UNESCO le 20 novembre dernier.

L'objectif était de se faire connaître, de rappeler nos liens avec le HCFEA et surtout de discuter des six premières mesures d’urgence proposées dans l’Adresse (pour lire l'Adresse cliquez ici) et attendues par l’ensemble des organisations signataires.

Après une présentation du CEPEnfance et des différentes organisations qui le composent, Maxime Boidin, conseiller auprès d’Adrien Taquet a dans un premier temps énoncé les deux récents travaux du secrétaire d'état : la Stratégie nationale de Prévention et de Protection de l’Enfance (2020-2022) fondée sur un nouveau partenariat avec les départements , présentée à Marcq en Baroeul (59) le 14 octobre dernier, et le plan de lutte contre les violences faites aux enfants, présenté lors des 30 ans des droits de l’enfant.
Monsieur Boidin nous a déclaré que les compétences du cabinet s’étendaient au-delà de la protection de l’enfance dans une prise en considération de tous les enfants.

Dans un second temps, nous avons pu exposer les différents points présents dans l’Adresse. Les échanges ont été très courtois et nos propositions bien entendues. Néanmoins, il apparait assez vite que de nombreux dossiers concernant l’enfance sont davantage portés par d’autres ministères et que ce cabinet a sur certains dossiers un poids mesuré.

À notre remarque sur le nécessaire travail de transversalité des points abordés, et d’une approche globale de la prise en compte des besoins de tous les enfants dans les politiques publiques, Maxime Boidin indique que la stratégie gouvernementale adoptée, nécessite que chaque dossier soit porté auprès du Premier ministre pour arbitrage par seulement deux ministères. Il y a donc des compromis à faire avec les autres ministères.

Nous rappelons que c'est l’une des raisons principales qui nous fait appeler de nos vœux un ministère de l’Enfance qui serait directement placé sous l'autorité du premier ministre.

En fin d’audience, les représentants du CEP-Enfance rappellent la nécessité pour tous, d'espaces de réflexions et d'élaborations et notre conviction de construire les politiques avec les personnes concernées et non avec des dispositifs et protocoles descendants. Maxime Boidin s'engage à prendre en considération ce qui vient de lui être présenté et nous encourage à rester en contact directement par mail.